
Cette histoire ne commencera pas par il était une fois, car le monde dont il sera question existe toujours mais ailleurs. Un univers inconnu, oublié du reste, en crise parce qu’il progresse, avançant au rythme du temps qu’ils ont fixé à l’aide de leurs observations des astres. En marge d’une galaxie sans grande magnitude, dans un système binaire des plus banal, des peuples s’efforçant de cohabiter sans trop d’accrochages. Par contre, comme chez plusieurs espèces une règle inscrite dans leur code supplante les autres; celle de leur survie à tout prix. Tout est ici, dans ce simple mot, la survie. Au cœur d’une période charnière, ce petit univers qu’ils ont bâti issu de leur sang, afin d’en arriver à une identité régionale. Sur cette 14e lune existe des peuples en devenir, humanoïdes pour la plupart mais à un tel point différent génétiquement qu’il n’y a plus de procréation possible. Des développements régionaux tellement importants que leur culture sont aux antipodes, que leurs moyens de communication n’ont aucun repère en commun, aucune traduction possible sinon la télépathie. La seule chose qui les rapproche est la bipédie et la vie qui les anime. Une parcelle de terre formée de débris galactiques, entraînée contre son gré dans l’orbite d’une géante gazeuse. Sa gravité est relativement faible, assez pour quitter le sol l’instant d’un long soupir. Ils évoluent sur cette lune depuis déjà 300 millions d’années, des conditions favorables à l’élaboration de la vie jusqu’à cette époque dont il est question.
mercredi 27 février 2008
À ciel ouvert
mardi 12 février 2008
Autant en emporte...
Le vent d'été a été,
Le vent d'automne et l'eau tonne,
Le vent d'hiver et divers,
Le vent du printemps prétend,
Que le vent d'été a été.
jeudi 7 février 2008
Des sons organisés...
La musique est à mon âme ce que la caresse de ma bien-aimé est à mon corps. Il ne me suffit pas d'écouter ces mélodies libéré de leurs instruments pour atteindre un état second, ces notes doivent aussi sortir de mes doigts, ils sont un baume pour l'être, elle me ramène au sol tout en m'amenant ailleurs, ces créations musicales spontanées sont des ouvertures fantasmagorique vers d'autres rivages. Sans ces alignement de notes, l'homme ne serait ne serait pas Homme, il serait une créature errante sur une planète vierge, au même rang que les coléoptères. Lorsque mes doigts envieux touchent les cordes, ils frétillent de joie créant ainsi d'inombrable sonorités que le vent transporte aux oreilles de ceux qui veulent bien l'entendre. Elle créer un trame de vie, nous donne la force, physique ou mentale d'aller là-bas, en ce sol inexploré, elle se juxtapose à l'être, créer des images fortes, ramène souvent l'eau dans les yeux. Elle est là, souvent à nos côté regardant nos victoire ou nos déboires, toujours danser avec elle, à son rythme, elle donne envie d'être elle. Violence harmonieuse, violon langoureux, guitares aux aguets, attendant la prochaine fois qu'ils pourront crier haut et fort ce qu'ils sont. Me réincarner en une mélodie, toujours demeurer vivant dans le coeur des êtres.
mardi 5 février 2008
Et la vie derrière...

Une naissance, dans les collines bucoliques des montagnes de l'Est, souvenirs heureux, la liberté à sa plus pure expression. Un chien ici, fourrant son nez partout, là un champ de tournesols d'un jaune éblouissant. Un jeune garçon innocent, courant, tout souriant à la vie qui est pour lui un jeu chaque jour. Un jeune en quête d'aventure, lequel derrière les arbres se cachent des gnomes joyeux prêt à jouer, lequel croyait que cette rivière à ses pieds le mènerait aux abîmes du monde. Le regard plein de soleil, demandant seulement à être bousculé par la vie. Le temps, on ne l'arrête pas mais parfois pour l'enfant il peut se permettre de ralentir afin de regarder ce petit bout de vie naïf et fragile. Cette fragilité je le comprend mieux aujourd'hui s'estompe et la vie nous enseigne, nous frappe, nous prend entier et nous jete sur son sol rude et aride. Rêves brisés, amours déçus, regards balafrés, mais qui au bout du chemin construisent ce qui se rapproche d'une vie. J'ai compris, je crois, quelques petites choses mais il me semble que c'est trop peu, je veux tout voir, tout savoir mais la vie est courte, les acquis sédentarises l'être, les biens matériels prennent les rêves et n'en font qu'une bouchée, on entre dans un cercle confortable, l'individu socialisé, trempé dans le liquide amiotique, à bas le copier-coller. Désancrage, larguer les amares de ce modèle, toujours demeurer sur un pied à vouloir en apprendre de cette foutu vie. J'exerce ce droit à la vie intense qui chaque jours sous différente forme se manifeste, je fais parti de cette manifestation et fier de l'être...
Et si l'avenir était ici...

Je suis donc..., je laisse des traces dans les méandres de ma vie, je laisserai sur ces pages un passage de moi, un système binaire en forme d'idée, un souvenir virtuel, instable et précaire. Par ces mots, j'affiche une vie que j'essai tant bien que mal, de mettre en oeuvre, la pièce maîtraisse de ma propre trame, celle qui m'a été donnée si généreusement, je dois en faire une oeuvre, tel l'apprenti qui oeuvre à l'obtention d'un titre de maître. Cette vie se déroule en présence des autres, elle est aléatoire, contradictoire, ostentatoire, une vie qui à chaque instant se métamorphose, s'oublie dans le recoin d'un cerveau qui peine à se comprendre, trop de oui dire, trop de que sais-je, celui qui prétend savoir où va sa vie est un fou s'oubliant dans la rationalisation de son propre monde. Ma vie est ce que je veux bien en faire, mais je suis dans le regard des autres, à moi maintenant de créer l'image que je veux bien projeter...