mercredi 27 février 2008

À ciel ouvert



Cette histoire ne commencera pas par il était une fois, car le monde dont il sera question existe toujours mais ailleurs. Un univers inconnu, oublié du reste, en crise parce qu’il progresse, avançant au rythme du temps qu’ils ont fixé à l’aide de leurs observations des astres. En marge d’une galaxie sans grande magnitude, dans un système binaire des plus banal, des peuples s’efforçant de cohabiter sans trop d’accrochages. Par contre, comme chez plusieurs espèces une règle inscrite dans leur code supplante les autres; celle de leur survie à tout prix. Tout est ici, dans ce simple mot, la survie. Au cœur d’une période charnière, ce petit univers qu’ils ont bâti issu de leur sang, afin d’en arriver à une identité régionale. Sur cette 14e lune existe des peuples en devenir, humanoïdes pour la plupart mais à un tel point différent génétiquement qu’il n’y a plus de procréation possible. Des développements régionaux tellement importants que leur culture sont aux antipodes, que leurs moyens de communication n’ont aucun repère en commun, aucune traduction possible sinon la télépathie. La seule chose qui les rapproche est la bipédie et la vie qui les anime. Une parcelle de terre formée de débris galactiques, entraînée contre son gré dans l’orbite d’une géante gazeuse. Sa gravité est relativement faible, assez pour quitter le sol l’instant d’un long soupir. Ils évoluent sur cette lune depuis déjà 300 millions d’années, des conditions favorables à l’élaboration de la vie jusqu’à cette époque dont il est question.

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